Karin Viard : Pourquoi son prochain rôle fait déjà trembler le cinéma français ?
Exit la névrosée de service. Dans son nouveau projet, Karin Viard s'attaque à l'inviolable : le pouvoir féminin brut. Confidences sur un virage qui ne va pas plaire à tout le monde.
On ne va pas se mentir (c'est la base, entre nous, non ?). Depuis quelques années, Karin Viard tournait un peu en rond dans le costume de la bourgeoise au bord de la crise de nerfs. Excellente, certes, mais prévisible. Mais là, ce qui se murmure dans les dîners parisiens depuis quelques semaines annonce un séisme. J'ai eu l'occasion d'entendre quelques échos de son prochain film, La Maison des femmes, attendu pour mars 2026, et croyez-moi : vous n'êtes pas prêts.
Oubliez l'étiquette « drame social » que les distributeurs vont essayer de vous coller pour rassurer les exploitants de salles. Viard s'apprête à faire du Viard, mais puissance mille. Elle ne joue pas une victime. Elle dynamite le statut de victime.
« Ce n'est pas un film sur la réparation, c'est un film sur la prise de pouvoir. On arrête de pleurer, on mord. » – Une source proche de la production.
La fin du « pathos » à la française ?
Ce qui frappe dans ce projet porté par la réalisatrice Mélisa Godet, c'est l'ambition de casser les codes de la comédie sociale traditionnelle (celle où l'on rit avec les pauvres gens, mais de loin). Ici, Viard incarne une figure de matriarche moderne au sein d'une structure d'accueil, mais elle le fait avec une férocité politique qu'on ne lui avait plus vue depuis Les Chatouilles ou, plus récemment, sa performance machiavélique dans Fils de.
Le bruit qui court ? Elle aurait insisté pour réécrire certaines scènes jugées trop « larmoyantes » pour y injecter cet humour noir, presque gênant, qui est sa marque de fabrique. Elle ne veut pas qu'on s'apitoie sur les femmes ; elle veut qu'on ait peur de leur puissance collective. C'est audacieux. C'est risqué. C'est exactement ce dont le cinéma français, parfois trop polito-lisse, a besoin.
👀 Le détail qui change tout (Spoiler Alert)
Est-ce que ça va marcher ? C'est toute la question. Le public français aime ses icônes quand elles restent dans leur case. Viard, elle, a décidé de mettre le feu à la case. En s'attaquant frontalement à la question du pouvoir féminin – non pas comme une revendication polie, mais comme une réalité brutale et tangible –, elle prend le risque de diviser. Mais comme me le disait un producteur la semaine dernière : « Si Karin ne le fait pas, qui le fera ? »
Snob ? Peut-être. Passionné ? Sûrement. Je trie le bon grain de l'ivraie culturelle avec une subjectivité assumée. Cinéma, musique, arts : je tranche.