Ali Larijani : la cible fantôme et le véritable maître d'un Iran en flammes
Déclaré mort par Israël cette nuit, le paria des élections iraniennes tirait en réalité toutes les ficelles d'un régime au bord du gouffre. Comment l'éminence grise a-t-elle orchestré son ultime coup de maître dans le secret absolu ?

Je vous le glisse dans le creux de l'oreille : ceux qui pensaient qu'Ali Larijani appartenait au passé, sagement rangé au rayon des reliques politiques par le Conseil des Gardiens, n'ont jamais mis un pied dans les antichambres du pouvoir à Téhéran. La nuit dernière, les bombes israéliennes ont pulvérisé une cible de choix dans la capitale. Pas un silo de missiles. Pas une base secrète. Mais un homme de l'ombre.
L'armée israélienne jure l'avoir éliminé ce mardi 17 mars 2026. S'il est mort, c'est tout le système nerveux du régime qui disjoncte. S'il a survécu, sa légende d'intouchable est scellée. Mais comment le grand banni des dernières présidentielles est-il, en douce, redevenu l'architecte suprême d'un Iran en flammes ? (Et surtout, comment les radars occidentaux ont-ils pu rater ce retour en grâce ?)
Le retour par la porte de service
Rembobinons jusqu'en août 2025. L'Iran tangue dangereusement. Ali Khamenei, sentant son appareil sécuritaire se fissurer, sort de son chapeau la carte Larijani et le propulse à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale. Officiellement ? Une fonction pour calmer le jeu. Officieusement ? Les clés du réacteur.
Pendant que l'attention se focalisait sur les vociférations des généraux des Gardiens de la Révolution, le "philosophe" tissait sa toile dans un silence de cathédrale. Il reprenait en main les dossiers explosifs de la République islamique, consolidant patiemment l'Axe de la Résistance tout en muselant les dissensions internes.
👀 [Le pacte inavouable de l'hiver 2026]
Le pragmatique devenu chef de guerre
L'ironie de l'histoire (et elle est cruelle) est fascinante. L'homme qui s'était épuisé à défendre l'accord sur le nucléaire de 2015 s'est mué en seigneur de guerre intransigeant. Pourquoi une telle bascule ? La simple survie de l'État ne permettait plus la moindre concession.
"Vous avez incendié le cœur du peuple iranien. Nous brûlerons le cœur de nos ennemis."
Cette phrase glaçante, lâchée par Larijani après l'assassinat de Khamenei, n'avait rien d'une bravade pour satisfaire la rue. C'était le constat clinique d'un tacticien comprenant qu'aucun dialogue n'était possible sous le déluge de feu américano-israélien.
Qu'est-ce que ce raid change vraiment ?
La frappe nocturne visant l'éminence grise vient pulvériser l'échiquier. Qui est directement impacté ? Absolument toutes les factions du Moyen-Orient. Si Larijani est effectivement neutralisé, Téhéran perd son unique interface capable de jongler entre les milices irakiennes, le Hezbollah, l'aile diplomatique survivante et les généraux radicaux.
Sans lui pour rationaliser les ripostes, les éléments les plus incontrôlables du Corps des Gardiens de la Révolution se retrouvent en roue libre. L'éminence grise jouait une partie d'échecs à l'aveugle dans une poudrière. Ce matin, le plateau n'est plus que cendres.


