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Galaxy S26 : La fiche technique est morte, vive l'IA (ce que Samsung ne dit pas)

C'est officiel : compter les mégapixels est devenu ringard. Avec le S26, Séoul ne vend plus un téléphone, mais un second cerveau. Récit confidentiel d'un changement de paradigme brutal.

OS
Oliver SmithJournalist
12 January 2026 at 01:01 pm3 min read
Galaxy S26 : La fiche technique est morte, vive l'IA (ce que Samsung ne dit pas)

Je vais être franc avec vous. Depuis dix ans que je couvre les Keynotes, il y a toujours eu ce moment gênant où le présentateur s'excite sur une augmentation de 5% de la luminosité de l'écran. Cette année, à Séoul, l'ambiance était radicalement différente. Presque religieuse.

Pourquoi ? Parce que pour la première fois, Samsung a eu le courage (ou la folie ?) de reléguer le hardware au second plan. Le Galaxy S26 n'est pas présenté comme le smartphone le plus puissant du monde, même s'il l'est probablement sur le papier. Il est vendu comme le premier terminal "Post-App".

"En interne, la consigne était claire : si une fonctionnalité nécessite plus de trois clics, c'est un échec de l'IA. Le S26 ne doit pas attendre vos ordres, il doit les précéder." – Une source proche du développement produit.

C'est violent, mais c'est la réalité du marché. Vous vous fichez pas mal de savoir si votre processeur est gravé en 2 nanomètres ou 1,8. Ce que vous voulez savoir, c'est pourquoi votre téléphone n'a pas automatiquement commandé un Uber alors qu'il sait, via votre agenda et votre position GPS, que vous êtes en retard pour votre déjeuner à l'autre bout de Paris.

Le grand mensonge des specs

Regardons les choses en face. La course aux chiffres est devenue une impasse marketing. Les appareils photo ? Ils plafonnent. La résolution des écrans ? Nos rétines ne font plus la différence. Le S26 acte la fin de cette ère glaciaire.

J'ai pu approcher la bête. Visuellement ? C'est une plaque de verre, comme l'année dernière (et celle d'avant). Mais dès l'allumage, le choc est là. L'interface One UI 8 ne ressemble plus à une grille d'applications. C'est un flux. L'IA embarquée, dopée par un NPU (Neural Processing Unit) qui occupe désormais un tiers de la puce, gère tout en local. Plus besoin d'envoyer vos données dans le cloud pour traduire une conversation ou retoucher une vidéo.

Cela change-t-il la donne ? Absolument. Voici un comparatif rapide de ce changement de philosophie :

CritèreL'ancien monde (S24/S25)La doctrine S26
Argument principalZoom x100 & LuminositéAnticipation comportementale
RAMPour le multitâcheTampon exclusif pour le LLM
BatterieTenir la journéeAlimenter l'inférence neuronale continue

Le pari risqué de l'autonomie

C'est là que le bât blesse, et c'est le point que les communiqués de presse évitent soigneusement. Faire tourner un modèle de langage localement, c'est énergivore. Très énergivore. Mes sources m'indiquent que malgré une nouvelle technologie de batterie à l'anode de silicium, le S26 chauffe. L'intelligence a un prix, et ce prix, c'est la thermodynamique.

Samsung joue son va-tout. Si l'utilisateur moyen adopte cette "proactivité", Apple aura un an de retard (comme souvent, diront les mauvaises langues). Mais si l'IA se met à halluciner ou à suggérer des actions absurdes, le S26 restera comme le Newton de notre époque : une idée brillante arrivée trop tôt.

Pour l'instant, c'est bluffant. Effrayant, un peu. Mais bluffant. Votre téléphone ne sert plus à appeler. Il sert à penser à votre place.

OS
Oliver SmithJournalist

Journalist specialising in Tech. Passionate about analysing current trends.