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Kings vs Rockets : Le réveil de l'orgueil et la panne sèche du Texas

Quand les rois déchus se souviennent qu'ils ont une couronne. Retour sur une soirée où DeRozan a écrit l'histoire et où Houston a découvert que le talent ne suffit pas toujours face à la fierté.

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Coach CarterJournalist
January 12, 2026 at 05:25 AM3 min read
Kings vs Rockets : Le réveil de l'orgueil et la panne sèche du Texas

Il y a des soirs où les chiffres mentent, et d'autres où ils racontent une histoire cruelle. Dimanche soir, au Golden 1 Center, le tableau d'affichage affichait un bilan famélique de 9 victoires pour 30 défaites côté Sacramento. Sur le papier, les Rockets (22-14), portés par l'armada texane et un Kevin Durant toujours létal, devaient n'en faire qu'une bouchée. Mais le sport, c'est d'abord des hommes.

Imaginez la scène : une équipe à l'agonie, privée de son meneur Dennis Schröder (suspendu pour avoir voulu jouer les gros bras face à Luka Dončić), qui reçoit un prétendant aux playoffs. Tout le monde attendait la purge. On a eu le droit à une leçon de résilience.

⚡ L'essentiel

  • 🏀 Le Score : Sacramento Kings 111 - 98 Houston Rockets.
  • 🏆 L'Histoire : DeMar DeRozan devient le 23e joueur de l'histoire à franchir les 26 000 points.
  • 📉 Le Constat : 3e défaite consécutive pour Houston, qui craque face à des équipes au bilan négatif.

Quand le maître donne la leçon à l'élève

C'était le match des paradoxes. D'un côté, la jeunesse explosive d'Amen Thompson, absolument partout (31 points, 13 rebonds). Ce gamin est une torche humaine. De l'autre, la force tranquille de DeMar DeRozan. À mi-distance, là où le basket moderne a souvent peur d'aller, DeRozan a opéré comme un chirurgien cardiaque. 22 points, une efficacité clinique, et ce cap des 26 000 points franchi avec l'élégance d'un dernier des Mohicans.

Mais ce qui a fait basculer la rencontre, ce n'est pas seulement le talent, c'est l'urgence. Les Kings restaient sur sept défaites. Sept soirs à rentrer au vestiaire la tête basse. (On imagine le silence pesant dans ces moments-là). Dimanche, ils ont refusé de plier.

👀 Pourquoi Houston a craqué dans le "Money Time" ?

C'est la statistique qui fait mal : 19-8. C'est le score infligé par Sacramento dans les 6 dernières minutes. Alors que Kevin Durant et Alperen Şengün tentaient de sauver les meubles, c'est Malik Monk qui a joué les assassins avec deux tirs primés consécutifs. Houston a semblé paralysé, incapable de répondre à l'agressivité soudaine d'une équipe qui n'avait plus rien à perdre. Le "talent" vous fait gagner les trois premiers quart-temps, la "faim" vous donne le quatrième.

L'Ouest ne pardonne aucune faiblesse

Pour Houston, ce revers est plus qu'un accident de parcours, c'est un symptôme. Perdre contre Portland, puis Sacramento ? Dans une Conférence Ouest où chaque match vaut de l'or, lâcher du lest contre les équipes de bas de tableau est un péché capital. Ime Udoka le sait : avoir un Kevin Durant ou un Thompson en feu ne suffit pas si la défense prend l'eau dès que l'adversaire hausse le ton.

Ce match ne sauvera peut-être pas la saison des Kings — le tank est solidement garé devant la salle — mais il rappelle une vérité universelle de la NBA : ne jamais sous-estimer le cœur d'un champion blessé, surtout quand il s'appelle DeRozan.

"Tu ne gagnes pas de points en gardant le match serré. Tu dois trouver un moyen de gagner." — Zach LaVine, lucide, résumant l'état d'esprit commando des Kings.

Alors, simple sursaut d'orgueil ou vrai déclic pour Sacramento ? Pour les Rockets, la question est plus urgente : comment arrêter l'hémorragie avant que le Top 4 de l'Ouest ne s'éloigne définitivement ?

CC
Coach CarterJournalist

Journalist specializing in Sport. Passionate about analyzing current trends.