Economía

Hybrides rechargeables : Le crash annoncé du « mensonge » fiscal

Longtemps vendus comme le compromis idéal, les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) sont dans le viseur de Bruxelles. Fiasco écologique ou simple niche fiscale en voie d'extinction ?

MV
Manuel VargasPeriodista
13 de enero de 2026, 02:463 min de lectura
Hybrides rechargeables : Le crash annoncé du « mensonge » fiscal

On nous l'a vendue comme la solution miracle. Le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière écolo en prime. L'hybride rechargeable (PHEV), c'était la promesse de rouler en électrique la semaine pour aller au bureau, et d'utiliser le moteur thermique le week-end pour traverser la France sans l'angoisse de la borne en panne. Sur le papier, c'est brillant. Dans la réalité ? C'est une catastrophe industrielle masquée par un bonus fiscal.

L'hypocrisie des chiffres officiels

Soyons sérieux deux minutes. Qui a vraiment cru qu'un SUV de deux tonnes et demie (merci la double motorisation) pouvait consommer 1,5 litre aux 100 km ? C'est pourtant ce que les normes WLTP permettaient d'afficher jusqu'à récemment. Une hérésie mathématique qui arrangeait tout le monde : les constructeurs, qui pouvaient baisser artificiellement leur moyenne d'émissions de CO2 pour éviter les amendes de l'UE, et les gestionnaires de flotte d'entreprise, ravis d'exonérer leurs cadres de TVS (Taxe sur les Véhicules de Société).

Le problème, c'est l'humain. Une étude de la Commission européenne a fini par mettre les pieds dans le plat : en conditions réelles, ces véhicules polluent 3,5 fois plus que ce qui est annoncé sur la brochure. Pourquoi ? Parce que personne ne les branche. Ou presque. On se retrouve donc à traîner une batterie de 300 kg vide, alimentée par un moteur essence qui hurle à la mort pour compenser le surpoids.

CritèrePromesse WLTPRéalité (Usage Flotte)
Consommation1.2 - 1.8 L/100km7.5 - 9.0 L/100km
Mode ÉlectriqueSystématique (théorique)Rare (batterie souvent vide)
Impact CO2~30g/km~150g/km

Bruxelles siffle la fin de la récré

La fête est finie. L'Europe a décidé de revoir sa méthode de calcul (le fameux facteur d'utilité) dès 2025. Concrètement ? Les émissions officielles des PHEV vont doubler, voire tripler sur les fiches techniques. Adieu les avantages fiscaux, adieu la vignette Crit'Air 1 automatique dans certaines zones à terme. Les constructeurs allemands et français, qui ont tout misé sur cette technologie pour "verdir" leurs gros modèles premium sans trop d'efforts R&D, sont en sueur.

« L'hybride rechargeable cumule les inconvénients des deux mondes : la complexité mécanique du thermique et le poids mort de l'électrique une fois la batterie vide. »

La bombe à retardement de l'occasion

Mais le vrai drame, il est pour demain. Que vont devenir ces usines à gaz sur le marché de la seconde main ? Imaginez acheter un véhicule de 5 ans avec deux groupes motopropulseurs à entretenir, une batterie dont l'autonomie a chuté et une consommation d'essence digne d'un V8 américain des années 90 une fois déchargée. La valeur résiduelle de ces modèles risque de s'effondrer aussi vite que leur autonomie sur autoroute.

Alors, faut-il encore signer pour un PHEV ? Si vous êtes un particulier maniaque de la prise domestique et que vous ne faites que 40 km par jour, peut-être. Pour les autres, c'est une technologie de transition qui a duré trop longtemps, maintenue en vie par une perfusion fiscale que les législateurs viennent, enfin, d'arracher.

MV
Manuel VargasPeriodista

Periodista especializado en Economía. Apasionado por el análisis de las tendencias actuales.