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Paul de Saint Sernin : L'infiltré en mocassins qui a braqué le PAF

Il a transformé le siège le plus éjectable de la télé en trône. Coulisses d'un hold-up médiatique opéré avec un sourire de gendre idéal et une répartie de tueur à gages.

GG
Gossip GregJournalist
January 10, 2026 at 11:12 PM3 min read
Paul de Saint Sernin : L'infiltré en mocassins qui a braqué le PAF

On ne va pas se mentir, le siège de "sniper" dans un talk-show du samedi soir, c’est habituellement le couloir de la mort. Demandez à ceux qui ont essayé de succéder à Baffie. C’est un cimetière. (Vraiment, la liste est longue). Et pourtant, un type aux allures de premier de la classe, particule au vent et sourire ultra-brite, a réussi l’impossible : rendre le public complice de ses crimes de lèse-majesté.

Paul de Saint Sernin n'est pas juste "le mec marrant de Quelle Époque !". C'est un braquage en règle.

👀 Le secret qu'on ne vous dit pas sur son oreillette

Beaucoup pensent qu'il est téléguidé par la régie. La vérité ? C'est tout le contraire. Si l'oreillette est là, c'est pour la technique, pas pour les vannes. Les producteurs le savent : scripter Paul, ce serait le tuer. Sa force réside dans ce danger permanent du direct que les autres chaînes tentent désespérément de aseptiser. Il a carte blanche, et ça terrifie autant les invités que la chaîne.

Le naufrage comme tremplin

Pour comprendre le phénomène, il faut remonter à un désastre industriel. 2020. La chaîne Téléfoot ferme ses portes après quelques mois d'existence. Le Titanic coule. Que font les journalistes ? Ils pleurent ou cherchent du boulot. Que fait Saint Sernin ? Il attrape un micro et transforme l'enterrement de la chaîne en un stand-up surréaliste en direct.

C’est là que tout s'est joué. Alors que le navire sombrait, lui jouait du violon avec une insolence salvatrice. Le milieu (ce petit monde parisien qui adore voir les autres se planter) a adoré.

La méthode "Gendre Idéal" (armé jusqu'aux dents)

Sa stratégie est redoutable. Là où ses prédécesseurs misaient sur la méchanceté gratuite ou la vulgarité crasse, lui joue la carte du "privilégié conscient". Il assume son côté catho de Versailles, son bégaiement d'enfant surmonté, ses origines bourgeoises.

« Il tacle à la carotide, mais il le fait avec des gants de soie. C'est pour ça que les politiques ne partent pas du plateau : ils ne savent jamais s'ils viennent de se faire insulter ou complimenter. »

C'est du génie tactique. En s'asseyant dans le public, et non autour de la table, il brise le quatrième mur. Il n'est pas un chroniqueur payé pour donner son avis ; il est la voix du spectateur qui trouve que l'invité politique raconte n'importe quoi. Il est nous. (Enfin, une version de nous plus rapide et mieux habillée).

Le piège de la cage dorée ?

Mais attention. La télé est une amante possessive. Elle vous mâche et vous recrache dès que la nouveauté s'estompe. Paul le sait. Son spectacle, qui remplit les salles, est sa bouée de sauvetage. Il refuse d'être réduit à l'amuseur de service de Léa Salamé.

La vraie question qui agite les dîners en ville n'est plus "Qui est ce type ?", mais "Combien de temps avant qu'il ne prenne la place du calife ?". Ou qu'il ne parte faire du cinéma pour de bon. Dans tous les cas, le sniper a déjà gagné sa guerre.

GG
Gossip GregJournalist

Journalist specializing in People. Passionate about analyzing current trends.