Sociedad

Sonia Mabrouk & BFMTV : Les coulisses radioactives du « casse » du siècle

C'est le transfert qui fait trembler les tours de Balard et de Boulogne. Pourquoi la reine de CNews passe-t-elle à l'ennemi ? Récit confidentiel d'une guerre d'ego, de morale et de gros chèques.

MG
María GarcíaPeriodista
22 de febrero de 2026, 08:013 min de lectura
Sonia Mabrouk & BFMTV : Les coulisses radioactives du « casse » du siècle

On ne va pas se mentir, c’est le genre de notification qui vous fait renverser votre café un vendredi soir. Le SMS a circulé dans le Tout-Paris médiatique plus vite qu'une polémique sur CNews : Sonia Mabrouk débarque sur BFMTV.

Pour le téléspectateur lambda, c'est juste une présentatrice qui change de chaise. Pour les initiés (et croyez-moi, ça s'agite sévère en coulisses), c'est l'équivalent de Figo passant du Barça au Real Madrid. Une déclaration de guerre ouverte entre l'empire Bolloré et la galaxie Saadé.

La « Ligne Morandini » a été franchie

Ce que les communiqués officiels pudiques ne vous diront pas, c'est que ce départ n'est pas qu'une question de carrière. C'est une rupture morale. Dans les couloirs de CNews, l'ambiance était devenue irrespirable depuis la décision de maintenir Jean-Marc Morandini à l'antenne malgré sa condamnation définitive. Sonia Mabrouk, qui a construit son image sur une certaine droiture (qu'on adhère ou non à ses idées), ne pouvait plus cautionner ce « deux poids, deux mesures ».

Rodolphe Saadé, le patron de CMA CGM (propriétaire de BFMTV), a flairé la faille. Il ne lui a pas juste offert un gros chèque ; il lui a offert une respectabilité que son ancien employeur grignotait jour après jour. (C'est cruel, mais c'est le business).

BFMTV admet sa défaite pour mieux gagner

Mais ne soyez pas naïfs. Si BFMTV déroule le tapis rouge à l'égérie de la droite conservatrice, ce n'est pas par philanthropie. C'est un aveu de faiblesse tactique terrible pour le canal 15. Pendant des années, BFMTV a méprisé le modèle « opinion » de CNews. Aujourd'hui, en recrutant Mabrouk pour 2027, ils admettent que pour faire de l'audience, il faut cliver.

Regardez les chiffres qui ont motivé ce chèque à six zéros :

Indicateur (2025)CNews (Bolloré)BFMTV (Saadé)
Part d'Audience (PDA)3,4% (Leader)2,8%
Durée d'écoute45 min (Fidélité extrême)25 min (Zapping)
StratégieOpinion & DebatsNews & Panic-Buy

Le public en pleine dissonance cognitive

C’est là que ça devient fascinant. Sur les réseaux sociaux, c'est la schizophrénie totale. Les fans de Mabrouk crient à la trahison (« Elle va se faire wokiser chez BFM ! »), tandis que les spectateurs historiques de BFMTV menacent de boycotter la chaîne qui s'offre « la voix de la réaction ».

Mais Saadé s'en moque. Son objectif est clair : tuer le père (Bolloré) en lui volant sa fille préférée. En plaçant Mabrouk sur la tranche politique de la Présidentielle 2027, il tente le « en même temps » ultime : la crédibilité de l'info BFM avec la puissance d'engagement de la marque Mabrouk.

👀 Rumeur : Qui pour la remplacer sur CNews ?
La nature a horreur du vide, et Vincent Bolloré encore plus. Deux noms circulent déjà pour reprendre le trône vacant : Charlotte d'Ornellas (trop marquée à droite ?) ou une promotion interne surprise comme Gauthier Le Bret. Une chose est sûre : la riposte sera violente. On ne quitte pas le navire amiral sans s'attendre à des tirs de torpilles.

Est-ce que la greffe va prendre ? Personne ne le sait. Mais voir Sonia Mabrouk interroger le futur candidat du RN sous le logo bleu et blanc de BFMTV, ce sera l'image de l'année. L'info en continu n'est plus du journalisme, c'est Game of Thrones avec des cravates.

MG
María GarcíaPeriodista

Periodista especializado en Sociedad. Apasionado por el análisis de las tendencias actuales.