Stephen Miller : L'architecte du chaos qui fait trembler les chancelleries
Washington retient son souffle. Alors que les caméras sont braquées sur le Bureau Ovale, c'est dans l'ombre que se joue le véritable avenir de la diplomatie américaine. Stephen Miller est de retour, et cette fois, il a pris des notes.
On dit souvent que le pouvoir isole. Mais dans le cas de Stephen Miller, l'isolement est une stratégie, voire une arme. Si vous demandez aux habitués des couloirs de Washington ce qui les inquiète le plus dans cette nouvelle administration, ce n'est pas l'imprévisibilité du Président. Non, c'est le silence calculateur de son plus fidèle lieutenant.
J'ai discuté la semaine dernière avec un diplomate européen en poste à DC. Sa mine était défaite. Ce qu'il m'a confié (off the record, bien sûr) résume parfaitement l'ambiance : « En 2016, ils improvisaient. En 2025, ils ont un plan de bataille, et Miller est le général en chef. »
« Stephen ne cherche pas la lumière, il cherche le levier. Il ne veut pas passer à la télé, il veut réécrire le code source de l'Amérique fédérale. » — Un ancien collaborateur de la West Wing.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Miller n'est plus seulement le rédacteur des discours enflammés sur l'immigration. Il revient avec un portefeuille élargi et, surtout, une rancune tenace contre les institutions qui ont bloqué ses ambitions lors du premier mandat. On ne parle plus ici de simples décrets signés à la hâte sur un coin de table, mais d'une restructuration méthodique de l'appareil d'État.
La fin de la diplomatie du sourire
Pourquoi les chancelleries s'affolent-elles ? Parce que Miller est l'antithèse du diplomate. Pour lui, les alliances internationales sont des chaînes, pas des atouts. (Vous vous souvenez de l'OTAN ? Attendez de voir ce qu'il réserve aux Nations Unies). Sa vision du monde est darwinienne : l'Amérique doit manger ou être mangée.
J'ai pu jeter un œil à certaines notes de cadrage qui circulent dans les cercles restreints de la transition. Le langage est clinique, froid, dénué de toute émotion politique traditionnelle. L'objectif n'est pas de négocier des traités, mais d'imposer des rapports de force bilatéraux, bruts, sans le filtre des institutions multilatérales.
👀 Le plan secret : Que prépare vraiment Miller ?
Selon nos informations, trois axes majeurs sont sur la table dès les 100 premiers jours :
- La purge administrative : Reclasser des milliers de fonctionnaires fédéraux (y compris au Département d'État) pour pouvoir les licencier et les remplacer par des loyalistes.
- Le levier des visas : Utiliser l'octroi de visas non plus comme un outil migratoire, mais comme une arme de sanction économique contre les pays jugés « non-coopératifs ».
- L'extraterritorialité agressive : Appliquer la loi américaine avec une rigidité inédite sur les entreprises étrangères commerçant avec les rivaux géopolitiques des USA.
Ce qui frappe chez Miller, c'est sa longévité. Dans l'orbite trumpiste, où les favoris d'un jour sont les parias du lendemain, il est le seul survivant. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas d'agenda personnel autre que celui de son patron. Il est l'exécutant impitoyable, celui qui ne cligne jamais des yeux. Son retour aux affaires n'est pas une simple nomination ; c'est un signal. Le temps de la pédagogie est terminé. L'ère de la confrontation commence.
Est-ce que l'Europe est prête à traiter avec un homme qui considère l'Union Européenne comme un concurrent hostile plutôt qu'un partenaire historique ? J'en doute. Et c'est précisément sur cette impréparation que Stephen Miller compte bâtir son nouvel ordre mondial.
