Knafo sans filtre : Les coulisses de son émancipation bruxelloise
On la disait marionnettiste, la voilà sur scène. Loin des murmures parisiens, Sarah Knafo tisse sa toile à Bruxelles. Mais a-t-elle vraiment coupé le cordon avec le 'Z' ? Révélations sur une mue politique calculée au millimètre.

C’est un secret de polichinelle dans les couloirs feutrés de Strasbourg, mais personne n’ose vraiment le dire à voix haute : Sarah Knafo n’est plus seulement la « compagne de ». Elle est devenue la patronne. Si vous croisez encore des naïfs qui pensent qu’elle se contente de relire les fiches d’Éric Zemmour, détrompez-les. La réalité est bien plus crue, et nettement plus intéressante.
Depuis son élection au Parlement européen en juin dernier, l’ancienne énarque a opéré un virage à 180 degrés. Fini le noir, les lunettes fumées et le silence radio imposé par la stratégie de l'ombre de 2022. À Bruxelles, elle sature l'espace. (Et croyez-moi, ses collègues du groupe souverainiste commencent à s'en rendre compte).
« Elle ne joue plus à l'éminence grise. Elle a compris que pour sauver la boutique Reconquête après la trahison de Maréchal, il fallait mettre les mains dans le cambouis... et surtout devant les caméras. » — Une source au sein du groupe ESN.
Ce qui frappe quand on l'observe en commission, c'est ce mélange détonant de technocratie pure (l'héritage de la Cour des comptes ne s'efface pas comme ça) et de punchlines virales taillées pour TikTok. Là où d'autres élus populistes se contentent de faire acte de présence pour toucher les indemnités, Knafo bosse ses dossiers. Pourquoi ? Pas par amour de la bureaucratie européenne, vous vous en doutez. Mais pour crédibiliser une marque politique en lambeaux.
C’est là que le bât blesse pour ses rivaux du RN. Ils espéraient la voir disparaître dans l'anonymat de l'hémicycle. Erreur. Elle utilise la tribune européenne comme un laboratoire. Elle teste, elle provoque, elle apprend le métier d'élue sur le tas, loin de la pression parisienne immédiate.
👀 Et Zemmour dans tout ça ? (Cliquez pour l'info off)
La vraie question n’est plus de savoir si elle est l’architecte ou la voix. Elle est devenue l’architecte de sa propre voix. Une mutation qui agace autant qu'elle fascine à droite. Sarah Knafo a compris une règle essentielle du « game » politique moderne : l'ombre protège, mais seule la lumière fait élire.
Je hante les couloirs du pouvoir. Je traduis le "politiquement correct" en français courant. Ça pique, mais c'est vrai. Les lois, je les lis avant le vote.


