Andrew G Squad : La vérité sur l'algorithme qui a ressuscité une idole oubliée
C’est le phénomène inexplicable de la semaine : pourquoi la Gen Z voue-t-elle soudain un culte à Andrew des G-Squad ? Entre nostalgie queer et glitch algorithmique, enquête confidentielle.

Je ne devrais probablement pas vous raconter ça, mais hier soir, dans un bar tamisé du 11ème arrondissement, un responsable marketing d'Universal m'a montré son téléphone avec un air hagard. Sur son écran, des milliers de vidéos TikTok reprenant un extrait granuleux de 1996. Le hashtag #AndrewGSquad cumule 45 millions de vues en 72 heures. « On n'a rien dépensé », m'a-t-il chuchoté, comme s'il venait d'assister à un miracle ou à un crime parfait.
Pour le grand public, c'est une anomalie sympathique : Andrew Mac Carthy, l'ex-membre discret du boys band français G-Squad, est devenu l'idole improbable des 15-25 ans. Mais pour les initiés de la tech et de l'influence, c'est un cas d'école terrifiant de ce que la Silicon Valley appelle le « Zombie Viral ».
👀 Le dossier secret : Pourquoi lui, pourquoi maintenant ?
Mais l'émotion ne suffit pas à expliquer la mécanique de la viralité. Ce qui se passe avec le Andrew G Squad n'est pas humain, c'est mathématique. TikTok ne « comprend » pas la nostalgie. L'algorithme a simplement détecté un signal faible : un taux de complétion de vidéo (Watch Time) supérieur à 95% sur les archives montrant Andrew. Pourquoi ? Parce que son esthétique androgyne de 97 colle parfaitement aux standards de beauté du « soft boy » de 2026.
« Ce n'est pas de la célébrité, c'est du micro-tribalisme assisté par IA. L'algorithme a identifié un 'cluster' d'utilisateurs en manque de figures paternelles douces et leur a servi Andrew sur un plateau. »
Cette phrase, c'est un ingénieur de ByteDance (la maison mère de TikTok) qui me l'a dite lors d'un call sur Signal. Selon lui, le « Andrew G Squad » n'existe pas vraiment. C'est une illusion d'optique créée par la fonctionnalité « Interest Graph » de l'appli. Vous likez une vidéo de mode vintage ? On vous teste Andrew. Vous restez 3 secondes ? On vous bombarde. Vous rejoignez la secte sans même signer le registre.
Le drame de cette viralité algorithmique ? Sa volatilité. La « Squad » est intense, créative, hystérique même, mais elle est jetable. D'ici mardi prochain, l'algorithme aura trouvé une nouvelle friandise rétro – peut-être un présentateur météo des années 2000 ou une pub pour des céréales – et Andrew retournera dans l'ombre relative de ses projets solos. Profitez du spectacle : c'est la seule chose qui soit vraie dans tout ça.


