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PS Plus : L'arnaque invisible des "jeux offerts" qui vous coûtent un bras

Arrêtez de dire merci. Entre hausse tarifaire brutale et catalogue en trompe-l'œil, Sony transforme un service communautaire en rente de luxe. On a fait les comptes, et ça pique.

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Lucas Oliveira
4 de fevereiro de 2026 às 08:053 min de leitura
PS Plus : L'arnaque invisible des "jeux offerts" qui vous coûtent un bras

C’est un rituel bien huilé. Le premier mardi du mois, une notification fait vibrer votre téléphone : « Vos jeux PS Plus sont disponibles ». Une petite décharge de dopamine, l'impression que le Père Noël japonais est passé avec un sac rempli de cadeaux numériques. Mais soyons sérieux deux minutes (et rangez ce sourire). Ce que Sony appelle « offre », votre banquier l’appelle un prélèvement automatique de plus en plus lourd.

La hausse récente des tarifs – environ 30 % d’augmentation sans prévenir, une paille – a brisé le dernier rempart de l'illusion. L'analyste sceptique que je suis doit poser la question qui fâche : payez-vous pour des jeux, ou payez-vous le droit d'être pris en otage par votre propre ludothèque ?

Sony ne vous offre rien. L'entreprise vous loue très cher le droit d'oublier que vous ne possédez plus rien.

Le mythe de la "valeur ajoutée"

Le discours marketing est rodé : « Pour 71,99 € par an (minimum), vous récupérez pour 400 € de jeux ». Sur le papier, le calcul tient. Dans la réalité ? C'est une autre histoire. Combien de ces titres lancez-vous vraiment ? Le PS Plus Essential est devenu, pour beaucoup, une simple taxe de passage obligatoire pour jouer en ligne à Call of Duty ou FC 24. Les « jeux gratuits » ne sont que l'édulcorant pour faire passer la pilule du péage multijoueur.

Regardons les chiffres en face. Voici ce que votre fidélité vous coûte réellement depuis la bascule tarifaire :

FormuleAncien PrixNouveau PrixLe Réel Gain
Essential59,99 €71,99 €Accès au online (le reste est accessoire)
Extra99,99 €125,99 €Le "Netflix" du jeu (mais sans les exclus Day One)
Premium119,99 €151,99 €Nostalgie pixelisée et streaming capricieux

L'otage numérique

Le génie maléfique de ce système réside dans la rétention. Vous avez accumulé 200 jeux via le PS Plus depuis 2015 ? Bravo. Mais si demain vous décidez que 72 euros, c'est trop pour jouer à Immortals of Aveum, tout disparaît. Pschitt. Verrouillé.

Contrairement à l'achat physique (ou même dématérialisé définitif), l'abonnement crée une dépendance perpétuelle. Vous ne payez pas pour du contenu, vous payez une rançon mensuelle pour accéder à vos propres sauvegardes émotionnelles. Et Sony le sait. Ils savent que la peur de perdre l'accès à cette bibliothèque fantôme est plus forte que la douleur de l'augmentation tarifaire.

La qualité en chute libre ?

On pourrait accepter la hausse si le service était irréprochable. Mais avez-vous vu la sélection récente ? Entre des titres sportifs en fin de vie (juste avant la sortie de l'opus suivant, évidemment) et des extensions vendues comme des jeux complets, on frôle parfois le fond de tiroir. Pendant que la concurrence – suivez mon regard vers Redmond et le Game Pass – balance des sorties "Day One", Sony joue la carte du prestige conservateur.

Alors, la prochaine fois que vous cliquerez sur "Ajouter à la bibliothèque", ne remerciez pas la firme japonaise. Vérifiez plutôt votre relevé bancaire. Parce que l'offre généreuse, c'est surtout celle que vous leur faites.

LO
Lucas Oliveira

Jornalista especializado em Tecnologia. Apaixonado por analisar as tendências atuais.