Six Nations 2026 : Ce qu'on ne vous dit pas sur la "révolution" à 800 millions
Pendant que vous hurlez devant France-Angleterre, une partie de poker menteur se joue dans les loges VIP. Netflix a claqué la porte, CVC s'impatiente et le "vrai" tournoi ne commence qu'en juillet. Confidences d'un couloir chuchoté.

Je vous écris depuis un coin discret du bar des officiels, au Stade de France. Les petits fours sont excellents, mais l'ambiance, elle, est glaciale. Si vous croyez que l'enjeu de ce Six Nations 2026 se limite au Grand Chelem ou à la Calcutta Cup, vous regardez le mauvais match. La véritable mêlée se joue ici, entre costards gris et Blackberrys cryptés. Et croyez-moi, ça tape plus fort que sur le terrain.
Le divorce secret avec Netflix
Vous avez aimé les deux premières saisons de Full Contact ? Dommage. La rumeur circulait depuis Noël, mais je peux vous le confirmer : c'est fini. Netflix a plié bagage. Pourquoi ? Officiellement : "recalibrage stratégique". La vérité que j'ai entendue après trois coupes de champagne ? Les chiffres ne collaient pas. Le rugby n'a pas eu son effet "Drive to Survive".
Pour les organisateurs, c'est une catastrophe industrielle. Ils avaient misé sur l'Amérique pour faire exploser les droits TV. Résultat ? Retour à la case départ. Le Six Nations reste un produit génial, mais terriblement... européen. Et ça, pour les investisseurs de CVC Capital Partners (qui ont lâché 365 millions de livres pour 14% du gâteau), c'est inacceptable.
« On ne peut plus se contenter de remplir Twickenham et Murrayfield. Si on ne vend pas de maillots à Tokyo et au Texas d'ici 2028, on aura un problème de liquidités. » – Un cadre commercial, off the record.
La "Nations Championship" : Le vrai tournoi commence en juillet
C'est là que réside l'embrouille de cette édition 2026. On vous vend ce Tournoi comme le sommet de l'année. Faux. Ce n'est qu'un tour de chauffe. La véritable "future édition" dont tout le monde parle ici, c'est la Nations Championship qui se lance en juillet.
Imaginez un monstre à 12 têtes : les Six Nations contre le sud (All Blacks, Springboks, etc.), plus le Japon et les Fidji. Une ligue mondiale bi-annuelle avec une finale à Londres en novembre. C'est pour ça que les calendriers sont surchargés et que les clubs français grondent en silence. L'argent est là-bas. Le Six Nations historique risque de devenir la "vieille tante" respectable qu'on visite par tradition, pendant que le nouveau bébé du marketing mondial rafle la mise.
👀 Pourquoi Premier Sports s'incruste ? (Le Spoiler TV)
Vous avez remarqué que certains matchs (comme ceux du Pays de Galles) sont co-diffusés par Premier Sports cette année ? Ce n'est pas un hasard. C'est un test. CVC pousse pour sortir du "tout gratuit" (BBC/ITV/France TV). Ils introduisent le payant par la petite porte, match par match. La stratégie est celle de la grenouille ébouillantée : on vous habitue doucement à payer pour voir du rugby, jusqu'à ce que la prochaine négo de 2029 bascule totalement. Profitez de la gratuité tant qu'elle dure.
L'addition, s'il vous plaît
Alors, qui va payer pour cette expansion ? Le joueur, qui finira avec 35 matchs internationaux dans les jambes ? Ou le fan, qui devra bientôt jongler entre trois abonnements pour suivre son équipe ? Ce Tournoi 2026 a une saveur particulière. C'est peut-être le dernier où l'innocence prévaut encore sur le business plan. Profitez du spectacle, car en coulisses, les contrats sont déjà signés pour un autre monde.


