Chantal Ladesou : Ce qu'on ne vous dit pas sur la tornade du PAF
On pense connaître la bourgeoise déjantée. Mais derrière les lapsus cultes et cette voix de fumeuse de Havane, il y a une machine de guerre que le tout-Paris s'arrache. Plongée en apnée dans le sillage de l'ouragan.

Il faut l'avoir vue débarquer sur un plateau télé, cinq minutes avant le direct, pour comprendre. Il y a ce moment de flottement. L'équipe technique retient son souffle. Est-ce qu'elle a son texte ? Est-ce qu'elle sait où est la caméra ? (Spoiler : rarement). Chantal Ladesou n'est pas une comédienne classique, c'est un accident industriel permanent qui s'est transformé en mine d'or.
J'ai croisé récemment un producteur parisien influent qui m'avouait, un verre à la main, que travailler avec elle relevait du sport extrême. « Tu ne peux pas la diriger », m'a-t-il glissé, l'air mi-amusé mi-épuisé. « Tu la poses là, tu allumes la lumière, et tu pries pour que la magie opère. » Et le pire ? Ça marche à tous les coups. C'est ça, le mystère Ladesou.
« Je ne fais pas exprès de me tromper de mot, c'est ça le drame ! Mais si ça fait rire, alors je prends le chèque. » – Chantal Ladesou (en coulisses)
Le business du chaos
Ne vous y trompez pas. Sous ses airs de grand-mère indigne qui aurait forcé sur le xanax, Chantal est une bosseuse acharnée. Là où d'autres actrices de sa génération (75 ans passés, tout de même) se contentent de caméos polis, elle enchaîne les tournées de théâtre et les films de la « Bande à Fifi » (Philippe Lacheau et compagnie). Pourquoi ? Parce qu'elle a compris un truc que les écoles de théâtre n'enseignent pas : l'imperfection est bankable.
Dans un monde médiatique aseptisé où chaque virgule est validée par trois attachés de presse, Ladesou est une anomalie. Elle bafouille ? Le public hurle de rire. Elle oublie le nom de l'animateur ? C'est une standing ovation. Elle a transformé la maladresse en un art martial.
👀 Est-elle vraiment comme ça dans la vie ?
L'anti-diva que le showbiz redoutait
Pourtant, sa carrière a mis du temps à décoller. Trop atypique, voix trop grave, physique trop... Chantal. Pendant des années, le cinéma l'a boudée. C'est la télévision et surtout Les Grosses Têtes qui ont fait sauter le verrou. Laurent Ruquier a compris qu'il ne fallait pas lui donner de script, mais simplement un micro.
Aujourd'hui, elle est devenue l'ingrédient secret pour sauver une comédie française un peu fade. On l'appelle pour dynamiter une scène. Elle arrive, elle casse tout, elle repart. Une braqueuse de scènes. Mais combien de temps peut-elle tenir ce rythme effréné ? Vu l'énergie qu'elle déployait encore hier soir en loge, en cherchant désespérément son téléphone (qui était dans sa main), la retraite n'est clairement pas au programme.
Les stars ont des secrets, j'ai des sources. Tout ce qui brille n'est pas d'or, mais ça fait de bons articles. Les coulisses de la gloire, sans filtre.

