Amélie de Montchalin : L'exil doré ou la salle d'attente secrète ?
Elle a disparu des radars médiatiques, avalée par les moquettes feutrées de l'OCDE. Mais ne vous y trompez pas : chez les naufragés du suffrage universel, ce silence n'est pas une retraite. C'est une apnée tactique.

Vous vous souvenez d'elle ? Impossible de l'avoir ratée entre 2017 et 2022. Amélie de Montchalin était partout, sur tous les fronts, le débit de parole mitraillette et le dossier sous le bras. Et puis, pfft. Le trou noir post-législatives (merci Jérôme Guedj). Depuis sa nomination comme ambassadrice auprès de l'OCDE, c'est le calme plat. Un silence assourdissant qui intrigue les habitués des dîners parisiens.
J'ai traîné mes oreilles du côté du Château de la Muette, le siège très chic de l'organisation internationale. Ce qu'on y raconte diffère radicalement de l'image d'une "voie de garage" que certains aimeraient nous vendre.
👀 Pourquoi ce silence est-il suspect ?
En politique, le silence est généralement synonyme de mort clinique. Mais pour Montchalin, c'est une anomalie. Elle n'a que 39 ans (une éternité en Macronie, un bébé ailleurs). Mes sources indiquent qu'elle applique à la lettre une consigne officieuse de l'Élysée : se faire oublier pour mieux renaître. Pendant que ses anciens collègues s'écharpent sur les plateaux télé, elle accumule du "soft power" international loin des polémiques franco-françaises.
L'art de la planque stratégique
Ne soyons pas naïfs. L'OCDE, c'est le rêve de tout technocrate qui se respecte. On y parle chiffres, réformes structurelles et croissance verte sans avoir à serrer des mains sur les marchés le dimanche matin. Pour une « techno » pur jus comme elle, c'est Disneyland. Mais il y a plus.
Dans les couloirs, on murmure qu'elle tisse une toile impressionnante. Loin d'être isolée, elle connecte avec l'élite économique mondiale. C'est là que se joue l'avenir des "seconds couteaux" du macronisme : ceux qui ont compris que l'étiquette LREM (ou Renaissance, on ne sait plus trop) pourrait devenir radioactive en 2027 préparent leur gilet de sauvetage. Et quel meilleur gilet qu'un carnet d'adresses rempli de PDG et de ministres étrangers ?
Le cimetière des éléphants ou l'incubateur ?
Le cas Montchalin est symptomatique d'une génération politique en sursis. Ils ont tout eu, tout de suite. La chute a été brutale. Regardez autour d'elle : le paysage des anciens ministres "recalés" ressemble à une partie de chaises musicales tragique.
| Nom | Le point de chute | L'indice de survie politique |
|---|---|---|
| Amélie de Montchalin | Ambassadrice OCDE | ⭐⭐⭐⭐ (Joue la montre) |
| Jean-Michel Blanquer | Professeur à Assas | ⭐ (Sortie de route) |
| Emmanuelle Wargon | Présidente de la CRE | ⭐⭐⭐ (Recasage technique réussi) |
| Marlène Schiappa | Consultante / Média | ⭐⭐ (Buzz permanent, crédibilité variable) |
Ce tableau révèle une vérité crue : il y a ceux qui parlent pour exister (Schiappa) et ceux qui se taisent pour durer (Montchalin, Wargon). La stratégie du silence est risquée – on peut vite devenir un souvenir flou – mais dans une période de turbulences politiques intenses, c'est peut-être la seule carte jouable.
La suite du scénario
Alors, prépare-t-elle un retour triomphal pour l'après-Macron ? Ou vise-t-elle un gros poste dans le privé, type direction des affaires publiques d'un géant du CAC 40 ?
Un proche du dossier m'a glissé récemment : « Amélie ne fait jamais rien sans un fichier Excel prévisionnel à 5 ans. Si elle ne parle pas, c'est qu'elle compte. » Le message est passé. Les seconds couteaux ne sont pas morts, ils s'aiguisent dans l'ombre.
Je hante les couloirs du pouvoir. Je traduis le "politiquement correct" en français courant. Ça pique, mais c'est vrai. Les lois, je les lis avant le vote.


